Les plus grandes affaires de l’espionnage économique (2012) Charles Pellegrini; La manufacture des livres 2012

D’apparence intéressante, ce livre est en réalité une compilation des différentes histoires d’espionnage économique vues et revues (le cas Renault, Valéo, Volkswagen, et le célèbre Michelin-Bridgestone). Le lecteur féru de lecture sur la guerre économique n’apprendra rien de plus sur ces différents cas d’écoles.

Le pire est certainement dans le chapitre sur Greenpeace où le lecteur avertit , non seulement connait le cas Brent Spar, mais de surcroit l’auteur ne se met pas en valeur en reprenant des informations sur son livre dédié à Greenpeace (Greenpace la manipulation, Charles Pellegrini, 1995)  quelques années auparavant.

Des explications sur des affaires moins connues, ou qui se sont déroulées dans d’autres pays auraient ajoutées un peu de fraicheur a ce livre. De même, les commentaires de l’auteur sont souvent superflus (ex: « pour dramatiser cette bataille navale plus proche d’Interville que de Midway, les zodiacs doivent provoquer l’impatience des navires de Shell – ou encore – C’est ainsi que Greenpeace entreprend alors de dépêcher une armada de zodiacs rouges et leurs équipages de barbus sympas pour aller tournoyer en mer du nord, autour du Donjon inoffensif etc.).

Il est certain que ces périphrases alourdissent le style, d’autant que l’auteur ne va pas directement au but dans ses chapitres, rendant ainsi la lecture monotone.

Cependant, on peut tout de même noter des points positifs à ce livre, l’introduction et la conclusion sont très réussis, même si je ne partage pas totalement l’avis de l’auteur. L’auteur a raison de souligner que l’Europe (et la France) ont besoin de retrouver une compétitivité de combat perdue depuis bien longtemps (p. 203), de même dans l’introduction il rappelle avec justesse, le sens des mots et les inepties du monde économique.

Conclusion: Il s’agit clairement d’un livre orienté espionnage économique, donc rien à voir avec l’intelligence économique, même si l’IE a pour objectif de protéger le patrimoine informationnel de l’entreprise contre l’espionnage économique. Ce livre rappelle les différents cas connus (Michelin Renault, Greenpeace) mais aussi des moins connus (Rio Tinto, Ericsson). Par rapport a « Espionnage Business » de Jean-Jacques Cécile, ce livre parait moins intéressant, excepté l’introduction et la conclusion qui méritent d’être lus, mais qui ne suffisent pas à compenser le rapport qualité/prix d' »Espionnage Business « .

*Ma note personnelle pour ce livre est de 2,5/5

*Tous les livres présentés sur ce site ont été lus et sont en rapport de près ou de loin avec l’intelligence économique.

Jonathan SCHELCHER