Extrait d’un article du journal La Tribune du 28/07/2017

Nous organisions le 29 juin avec l’École de Guerre un premier colloque intitulé « A la Croisée des Mondes ». Une réflexion sur l’art de diriger à la croisée des mondes civils et militaires. Haut-gradés, entrepreneurs et autres personnalités de la société civile ont échangé sur la différence entre autorité et leadership.

« Chef, oui chef ! »

Lorsque l’on évoque l’autorité militaire, on pense assez spontanément à la figure du sergent instructeur Hartman caricaturé avec talent par Stanley Kubrick dans Full Metal Jacket. A l’armée, le chef, c’est celui qui braille après d’hommes qui ne lui obéissent que parce que justement, il est le chef. Il a les galons donc on ne peut que s’exécuter, de plus ou moins bonne grâce. Le chef est un type imbuvable, hautain et probablement trop bête pour faire autre chose que l’armée.

Les stagiaires de l’École de Guerre ont pourtant clôturé leur formation en démontrant à quel point cette vision était anachronique et fausse. La crème des officiers a exposé les qualités de vrais leaders : sensibilité, détermination, ouverture d’esprit, dévotion, esprit de communication… Surtout, ils ont exprimé leur capacité à faire preuve de subtilité, d’élégance. Ils se sont montrés hommes de lettres autant qu’hommes d’épée. Hommes de cœur, autant qu’hommes d’action.

Le chef militaire est en permanence au plus près de ses subalternes. Au combat, évidemment. Mais pas que. Les officiers qui ont témoigné racontent aussi comment, au quotidien, ils doivent gérer le reste : tel sous-officier qui déprime suite à son divorce, tel soldat qu’il faut aider à faire ses comptes pour lui éviter de sombrer sous les dettes. L’armée est décrite comme une machine complexe dont chaque individu représente un rouage aussi précieux et délicat que les équipements les plus coûteux. Pour que son outil soit performant pendant la mission, le chef militaire doit veiller à ce que rien n’entame le moral, la détermination et la volonté de chaque soldat sous sa responsabilité.

La suite sur le site de la tribune ici (article de Claire Glemau et Romain Mielcarek)

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